APPEL

Nous appelons toutes les UIS de la FSM, tous les syndicats, les travailleurs et les jeunes travailleurs de tous les continents, qui souffrent d’attaques contre leurs revenus et leurs relations de travail à travers le vol d’impôts de l’État, l’oppression, la privatisation et le manque de mesures de santé et de sécurité sur le lieu de travail, ainsi que sur leur propre vie. Ceux qui sont en détresse et voient chaque jour comment les antagonismes, les contradictions et la guerre impérialiste s’étendent. Le moment est venu de prendre la responsabilité d’organiser le combat.

Appel à l’action et à la lutte

Renforcer les syndicats, recruter des milliers de nouveaux membres, organiser la contre-attaque des travailleurs maintenant, de manière militante, déterminée et collective. Les luttes qui l’ont précédé dans de nombreux pays, comme la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis, l’Afrique du Sud et l’Inde, offrent une expérience positive. Cela apporte de l’espoir et de l’optimisme quant à la possibilité d’obtenir des résultats positifs.

Quand la devise « Le travailleur fort est le travailleur organisé » prévaut partout.

Lorsque l’unité de la classe ouvrière se renforce et devient un poing impénétrable contre le poison du « dialogue social », de la collaboration sociale, du compromis et du fatalisme.

Lorsque notre cible est les groupes d’affaires, leur personnel politique et leurs membres dans le mouvement syndical. C’est notamment au sein des UIS de la FSM que nous devons désormais nous attaquer aux problèmes des travailleurs de ces secteurs.

Nous devons renforcer la coordination entre les syndicats, en tirant parti de nos atouts au sein des organisations régionales. Le fil conducteur est l’idée qu’il ne faut pas perdre de temps à promouvoir un mouvement militant sur le lieu de travail. Mais cela nécessite :

– Réunions des secrétariats de l’ISU.

– Réunions bureaucratiques des conseils d’administration de tous les syndicats.

– Existence d’un plan d’initiatives et d’actions, répartition des responsabilités à tous les membres de la direction.

Les réunions doivent être militantes, avec un plan et des initiatives, et mettre toutes nos forces dans la lutte pour ne pas donner à nos adversaires le temps ou l’espace pour attaquer. Les faiblesses et les difficultés auxquelles nous sommes confrontés ne peuvent être surmontées que par la lutte.

Désormais, toutes les UIS doivent se réunir, élaborer un plan d’action et des initiatives par secteur. Ils doivent appeler à l’action. L’escalade de la guerre entraîne une nouvelle détérioration de la situation financière de la classe ouvrière. L’industrie de la guerre est encouragée. Des milliards sont investis dans la production d’armes et de matériel de guerre en général.

Tout cela se produit au moment même où les fonds destinés aux soins de santé, à l’éducation, aux infrastructures, aux catastrophes naturelles, aux salaires et aux retraites sont réduits.

Dans le même temps, les profits des monopoles se chiffrent en milliards. En même temps, il n’y a pas de médicaments, d’eau, etc. dans les pays. Les partis bourgeois libéraux ou sociaux-démocrates, ou d’autres variantes, refusent de répondre aux besoins des travailleurs, attaquent les syndicats, utilisent les forces répressives étatiques et privées et persécutent et emprisonnent les syndicalistes. Ils cherchent à attaquer le temps de travail quotidien ; Ils veulent de la main d’œuvre bon marché.

Soyons clairs : le développement capitaliste, les politiques qui servent les intérêts du grand capital, qu’il s’agisse de modernisation, de réforme ou autre, sont responsables de la détérioration de la situation de la classe ouvrière. La rentabilité élevée des groupes d’entreprises est liée à tout cela.

Nous pouvons le faire.

C’est l’année où la FSM fête ses 80 ans.

80 ans de grands efforts pour organiser la classe ouvrière, la jeunesse, les femmes et les immigrants.

80 ans de solidarité ininterrompue avec les peuples attaqués et intervenus par les impérialistes des États-Unis, de l’OTAN et de l’Union européenne.

80 ans d’efforts ininterrompus pour créer des syndicats partout, pour servir de bouclier contre les attaques du capital et de ses gouvernements.

80 ans d’efforts continus pour améliorer le fonctionnement des syndicats et les transformer en un lieu accueillant où les travailleurs peuvent discuter, décider, élire leurs représentants et les juger.

80 ans de lutte pour des conventions collectives afin que les travailleurs puissent vivre avec des salaires qui répondent à leurs besoins croissants, afin qu’ils puissent travailler moins d’heures et prendre leur retraite plus tôt.

80 ans d’efforts continus pour changer les corrélations dans les syndicats, pour essayer d’amener les travailleurs à la ligne de classe, pour entrer en conflit avec les intérêts des entreprises, leur personnel politique et les partis bourgeois.

80 ans d’efforts pour inculquer aux travailleurs l’idée qu’ils produisent toute la richesse et qu’elle leur appartient.

80 ans de lutte avec la conviction que la brutalité capitaliste n’est pas une voie à sens unique. La classe ouvrière peut et doit chercher à se libérer de la brutalité capitaliste et à prendre le contrôle de l’énorme richesse qu’elle produit.

80 ans de conflit avec la CSI, la CES contre la supposée unité de la classe ouvrière. Unité avec les employeurs et leurs intérêts, pour ne pas nuire aux profits de la bourgeoisie.

80 ans de lutte contre la tentative de la bourgeoisie d’imposer un avenir meilleur à la classe ouvrière par un changement de gouvernement. Nous avons assisté à des changements de gouvernement dans de nombreux pays, mais la situation de la classe ouvrière s’est détériorée. Pauvreté, guerres, réfugiés, répression. Mais il ne suffit pas de faire des proclamations et de beaucoup parler. Tous les syndicats et leurs dirigeants doivent être proches de l’angoisse et de la souffrance des travailleurs au quotidien.

– Organiser la lutte pour tout problème auquel sont confrontés les travailleurs, sans délai.

– Veiller à ce que les syndicats soient la deuxième maison de la classe ouvrière.

Partout où il y a ne serait-ce qu’un seul syndicaliste de classe, il doit agir et se comporter comme s’il était le président du syndicat. Tous les travailleurs doivent s’adresser à lui ; devrait être le point de référence

Chers collègues,

Veuillez envoyer un courriel à la FSM avec les dates, la planification et les initiatives des réunions de l’UIS.

Si vous avez besoin d’aide et dans quel domaine

Et comme le conflit idéologique s’intensifie sur tous les fronts, partout où des séminaires sur des sujets divers sont nécessaires, nous pouvons planifier leur programmation. De cette façon, nous nous armerons d’arguments contre l’adversaire et les exposerons à la classe ouvrière. Parce que cela renforce la lutte, davantage de travailleurs sont convaincus et la rejoignent.

Nous pensons donc que les syndicats doivent prendre des initiatives d’action qui correspondent à la direction et à la plate-forme de lutte des décisions du 18e Congrès de la FSM à Rome à l’occasion de son 80e anniversaire.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

George Perros

Secrétaire général adjoint de la FSM

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